La COP22, un climat d’espoir et de préoccupation

Publié le 15 décembre 2016

Pedro Gálvez Hernández | Étudiant de 2e cycle en recherche au département du génie mécanique et membre d’énergie-ÉTS
Pedro Gálvez Hernández Étudiant de 2e cycle en recherche au département du génie mécanique et membre d’énergie-ÉTS

La ratification de l’accord de Paris à la COP21 en 2015 avait pour objectif principal une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100. Nous en sommes déjà à la COP22, la conférence des parties sur le climat tenu à Marrakech le 7 novembre 2016.

Ce sommet s’est déroulé sur un climat « d’espoir et de préoccupation ». Espoir, car les dernières révélations faites à Marrakech ont démontré que les niveaux d’émission de CO2 se sont  finalement stabilisés et ne sont plus couplés, sur ces deux dernières années, aux variations du PIB global. C’est-à-dire que tandis que le PIB mondial a augmenté de 3% cette année, les émissions de gaz à effet de serre sont quant à elles sont restées stables par rapport à 2015. Néanmoins, les efforts consentis pour en arriver à cette situation ne sont pas encore suffisants pour atteindre l’objectif établi et de nouvelles mesures devront être mises en place pour parvenir à une baisse des niveaux de CO2 (avec un découplage complet du PIB) dans un avenir proche.

D’un autre côté, la « préoccupation » est due à l’incertitude sur la position que prendra le nouveau président désigné des États-Unis, Donald Trump, si on tient compte qu’il préside le deuxième pays émetteur des gaz CO2 dans le monde après la Chine. Pour l’instant, l’attitude du reste du monde est la même : « la communauté internationale s’est unie finalement et la troisième révolution industrielle vient de commencer. Alors, ceux qui ne veulent pas rejoindre cet accord perdront des positions sur le marché global », d’après Hatima El Haité, ministre marocaine de l’Environnement.

Finalement, il reste des questions auxquelles nous ne pouvons pas répondre. Aboutirons-nous à un découplage complet des émissions de CO2 par rapport au PIB? Est-ce que les actions menées par les pays seront suffisantes pour atteindre l’objectif des 2°C? Est-ce que M. Trump contribuera à la lutte contre le changement climatique? Bien sûr nous avons de fortes craintes sur ces sujets tout en espérant que l’union fasse la force.