La vraie réussite est celle qu’on ne voit pas!

Publié le 12 décembre 2016

Marc-André Mathieu | Diplômé en génie électrique - ÉTS
Marc-André Mathieu Diplômé en génie électrique - ÉTS

Mon parcours à I ‘École de technologie supérieure

Venant d'une discipline de niveau collégial technique en électronique, j'ai vite acquis les habiletés qui m'ont permis d'assouvir ma passion : créer des projets électroniques. II m'était nécessaire d'être en contact avec le matériel. Dans cette optique, on m'avait promis le nec plus ultra de l'enseignement pratique à l'ETS. Autour de moi, on pouvait entendre des phrases comme « Tu vas voir, l'ETS c'est comme la technique, mais à l'université ». Cependant, pour nous-mêmes nous en faire une idée, nous avons eu, mes collègues du cegep et moi, l'excellente idée d'aller participer aux Portes ouvertes de 2012.

Une révélation

En entrant dans le hall du pavillon A, on ne peut qu'être impressionné par cette pléthore d'étudiants, d'organisateurs et de kiosques, qui sont bien évidemment là pour nous en mettre plein la vue. On y voit d'ailleurs, depuis plusieurs années, une piscine hors terre où se meuvent des projets étudiants submersibles comme le véhicule sous-marin autonome SONIA. On a aussi droit aux incontournables : des bolides pour la course et pour le rallye, des drones, des automates, des jeux vidéo conçus de toute pièce par les étudiants. Peu importe notre allégeance à une discipline particulière du génie, nul ne peut rester indiffèrent devant ce spectacle qui ne semble pas avoir de fin. En sortant de l'École ce jour-là, je n'avais plus qu'une idée en tête : y retourner en tant qu'étudiant.

Club Sonia_Robot_Piscine_____Credit-REFLETS

Un membre du club SONIA pendant les portes ouvertes 2016 de l'ÉTS

Retour sur terre

Les premiers cours ont certes nécessité un léger temps d'adaptation chez la communauté étudiante, mais tous semblaient ne pas les trouver trop difficiles. Chaque jour, j’étais malgré moi témoin de tous les récits des balbutiements de chacun à l'ETS. Tous scandaient leurs appartenances naissantes à un club étudiant. De mon côté, je préférais prioriser les résultats scolaires aux activités parascolaires; grave erreur. J’avais entendu entre les branches que faire partie d'un club étudiant transformait les "A" en "C" ou pire, en "E". Dans ma tête, cela avait du sens, car cette implication faisait presque office de boulot à temps plein. J'allais me rendre compte plus tard que ces accusations étaient mensongères.

Indispensables clubs

Je ne pourrais pas assez répéter cette phrase : être membre d'un club étudiant à l'ETS fait partie d'une expérience de développement personnel et professionnel d'une rare qualité dans le monde du génie. Ne pas participer à des activités parascolaires, c'est littéralement rater la moitié des expériences, des rencontres, des connaissances et des soirées au pub (clin d'oeil à la communauté de l'ETS). Les cours magistraux vous fourniront assurément toutes les connaissances de base à la formation d'un ingénieur, mais les clubs, eux, représentent l'acquisition de connaissances supplémentaires et désirées de l'étudiant. Si vous n'êtes toujours pas convaincu, allez demander aux employeurs qui ils embaucheraient entre un étudiant qui a l'expérience des clubs et un autre qui s'est limité à ses cours.

Changement de philosophie

J’ai décidé, à mi-parcours, de rejoindre le club étudiant Énergie-ÉTS. Ça reste la meilleure décision de mon passage à l'ÉTS. Malgré la fameuse légende, mes notes n’en ont pas souffert et j’ai eu la chance d’accéder au savoir-faire de dizaines d’experts de toutes sortes dans le domaine de l’énergie. Mon implication dans le club a, plus récemment, été récompensée par un voyage exploratoire en Islande où il a été possible de constater les modes de génération d’énergie des plus exotiques. Étant un passionné de voyage et de nouvelles énergies, ce voyage était le mariage parfait de ces deux champs d’intérêt.

Je regrette de ne pas avoir intégré un club plus tôt dans mon séjour, mais je garderai d’excellents souvenirs de cette école et des étudiants avec qui j’ai passé des moments inégalables (Francis, Martin, Guillaume). Je garderai aussi en mémoire des professeurs qui m’ont marqué intellectuellement pour différentes raisons (X. Daxhelet et L. Giguère). La réussite de chaque étudiant peut être mesurée en termes de résultats scolaires ou en termes d’expérience professionnelle, mais au final, la vraie réussite est celle qu’on ne voit pas.